Des débuts sur le terrain
« J’ai débuté ma carrière en 2012 comme technicienne de proximité, où j’ai développé une solide expérience terrain en support et en administration d’infrastructures. »
Au fil des années, Chloé évolue vers des fonctions de management.
« Ces postes m’ont permis de piloter des équipes, gérer des projets, assurer le suivi opérationnel et garantir les engagements contractuels. J’ai construit un profil orienté management, qualité de service et amélioration continue. »
Une vocation presque naturelle
Son choix pour l’informatique ne doit rien au hasard ! Une passion née tôt, nourrie par la curiosité… et confirmée par l’expérience.
« J’ai grandi dans un environnement marqué par l’informatique, avec un père qui travaillait dans le dépannage. Je l’accompagnais souvent et cela m’a profondément familiarisé avec ce domaine. Nous passions aussi beaucoup de temps à jouer aux jeux vidéo, ce qui a renforcé mon intérêt pour la technologie. »
Un exemple concret qui illustre l’importance de continuer à promouvoir nos métiers dès le plus jeune âge. L’objectif de ces initiatives est à terme de susciter des vocations et attirer les jeunes filles dans l’informatique, quel que soit leur contexte social et familial.
S’affirmer
dans un environnement majoritairement masculin
Evoluer dans l’IT en tant que femme n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Malgré les résultats, les responsabilités, les réussites :
« J’ai souvent ressenti la nécessité de prouver davantage mes compétences. On m’a parfois renvoyé une image de “femme trop jeune pour être crédible en tant que manager”. »
Dans les environnements majoritairement masculins, certaines réactions persistent.
« Les difficultés venaient surtout de certains clients, surpris de voir une femme intervenir techniquement. Cela m’obligeait à redoubler d’efforts pour être reconnue au même niveau que mes collègues masculins. »
Du côté des équipes internes, en revanche :
« Les relations ont toujours été bonnes. »
Le sujet
revient souvent : la légitimité
Être écoutée demande parfois plus d’énergie et certains comportements restent banalisés.
« Oui, surtout face à des clients. Les interlocuteurs ont tendance à se tourner vers les hommes quand il s’agit d’information techniques. J’ai dû faire preuve de patience et démontrer mes compétences plus intensément que d’autres pour être prise au sérieux, même lorsque mon expertise était équivalente voire supérieure à celle de mes collègues masculins. »
Et les stéréotypes ont la vie dure.
« On m’a régulièrement prise pour une secrétaire ou une assistante lors d’appels professionnels, simplement parce que j’étais une femme. »
Le choix
du management : un tournant clé
Parmi les décisions marquantes de son parcours, une s’impose.
« L’une des décisions les plus importantes a été de me tourner vers le management. »
Pourquoi ?
« J’avais envie d’accompagner mes collaborateurs dans leur évolution et d’offrir le soutien qui m’a parfois manqué dans mes précédentes expériences. »
Manager, pour elle, ce n’est pas seulement piloter. C’est soutenir, faire grandir et créer un cadre où chacun peut trouver sa place.
Et
aujourd’hui ?
Au sein d’AIS, son regard est positif.
« Je n’ai pas constaté de différence de traitement entre les hommes et les femmes dans l’entreprise, ce qui est très positif. »
Son parcours illustre une réalité encore présente dans le secteur : devoir parfois prouver davantage, s’imposer avec plus d’insistance, faire face aux biais implicites. Mais il montre aussi autre chose : la capacité à transformer ces expériences en moteur et choisir le management pour soutenir les autres.
Et si l’égalité progresse, ces témoignages restent essentiels pour continuer à faire évoluer les mentalités.